Merci, merci,Messieurs. Je suis touchée, vraiment!
Je ne sais pas en France, mais ici, c'est la fete de la Femme. Tous les italiens offrent des petites branches de mimosa aux femmes, enfin, d'abord à ma mère, ensuite, à ma soeur et, accessoirement à toutes celles qu'ils n'ont pas encore réussi à attirer dans leur lit.
Les italiennes, elles, y tiennent beaucoup et se déchainent : tout est permis, les discours, les manifs, et meme la sortie du soir où l'on peut, parfois, oser manger entre copines et, d'après ce que raconte la télé, meme faire des trucs pas racontables.
Il est vrai qu'elles sont passées sans transition directement du chador à la mini-jupe/cuissardes et que, donc, elles onrt beaucoup de choses à rattraper.
Mais moi, je suis française et n'ai donc pas connu ces affres.
Mais je feterai néanmoins la fete des Femmes en exprimant un seul voeux : "Cherchez l'Homme", pour reprendre un dicton bien connu.
Vous avez vu, dans les articles précédents, il a suffit qu'un seul homme, meme prudent, pointe son nez à la porte de nos blogs pour qu'il y ait panique à bord!
Le début, comme tous les débuts, ne se passait pas mal, 5 échanges de civilités, 7 compliments et demi (mais on sentait bien qu'il faisait des efforts).
Et puis, je ne sais plus quand, je ne sais plus où Maitre Yvon soufflait dans son bignou,il a suffit d'un mot, un seul, et tout a basculé dans la scène de ménage.
Le mot "banane", le fameux fruit défendu que vous connaissez tous. Celui-là, ou on lui change le nom, ou, mieux, on lui change la forme.
L'homme ne se l'ai pas fait dire deux fois pour sauter à pieds joints sur son dada favori et pour exprimer séance tenante toute sa sensibilité et son tact très masculin.
4 clics par-ci et 3 mails par-là et 5 personnes s'engueulaient comme des chifonniers sur le Net, sans s'etre jamais vues ni connaitre leur age ou meme leur sexe.
On entendait hausser la voix entre les murs des blogs, monter le ton,puis un saladier termina son existence contre l'écran, le voisin rappliqua, qui ne savait pas vraiment quoi dire.
La soupe avait bouillu, était sortie de la casserole, en avait foutu partout tout autour, le gaz s'était éteint. Une odeur de brulé. Ouvrez les fenetres!
Le sexe faible,vexé et convaincu, restait, les bras croisés, sur ses certitudes.
Le sexe fort, timidement, attrapa un torchon pour nettoyer le plus gros. Classique : il avait des soucis et il travaillait trop:
Le sexe faible lui vint en aide, non par pitié mais par nécessité : "Pas le torchon! L'éponge!"
Encouragé par cette brèche inespérée, le sexe fort, rusé, prit sa tete de Monsieur Propre et sortit de sa poche Xilit Bang, le produit miracle que personne ne peut ignorer, celui qui nettoie tout : j'avais compris que tu avais compris que je n'avais pas compris et, puisque je n'avais pas compris que tu avais compris, j'ai compris qu'il fallait absolument que tu me comprennes.
Le sexe faible, pendant ce temps,avait déjà tout nettoyé et surtout renoncé à démeler cette pelotte qui avait tant amusé le chat.
"Chercher l'Homme", ce n'est pas le trouver!
C'est, justement, le chercher, comme les mouches agrippent leurs papattes pour traverser un miroir.
Mais ce qui serait amusant, c'est de savoir comment eux utiliseraient un autre fameux dicton que je m'en vais vous inventer sur le champs : "Cherchez la Femme"!