Ma foi tant pis pour les latinistes qui déclinent si bien et sont en plein déclin.
Ce que je sais, moi, meme sans avoir jamais fait de latin, c'est que j'ai passé la journée d'hier, Dimanche,à fouiller dans tous les tiroirs oubliés, les vieux sacs et autres boi-boites vide-poches pour trouver un accent circonflexe, cette chiure de mouche!
Rien! Je voulais écrire malus (avec accent circonflexe) , à ne pas confondre avec malus (sans accent circonflexe)au lieu de Meccus. Rien à faire!
"On" a dit que je n'aime pas les hommes!
Ce n'est pas vrai ! Je les ai beaucoup aimés. Mais ça n'a pas duré longtemps.
Maintenant, au contraire, je les adore, comme les éclairs au chocolat.
D'abord, comme tous les chiens éclopés et autres créatures en désarroi, ils me font de la peine : rappelez-vous qu'il leur manque une cote, un utérus et deux ovaires!
Avouez que ce n'est pas rien et qu'il y a là guère matière à plaisanter!
De plus, j'ai lu qu'il est scientifiquement prouvé qu'ils ont une cervelle incapable de faire deux choses à la fois, qu'ils sont programmés seulement pour une vision d'ensemble, comme tout Cromagnon chasseur de barbaque qui se respecte; et donc, ils ratent obligatoirement tous les détails, le meilleur!
Surtout la nouvelle coiffure de leur femme,l'anniversaire de mariage ou leurs chassettes pourtant bien rangées toujours à la meme place.
Quand on pense qu'en outre, ils sont généralement destinés à avoir à faire à une femme ou à plusieurs, pour les récidivistes, on peut déjà aller chercher une chaine d'arpenteur pour mesurer leur gigantesque poisse et toute leur détresse.
Moi, les animaux traqués, ça me rend folle !
Je les adpore spécialement quand ils sont amoureux à la seule pensée que tous les grands fumiers de l'histoire étaient et sont encore des males.
Je les adore quand ils ne savent plus quoi dire, acculés aux murs piteux (ou pisseux?) de leur vulgarité.
Je les adore c omme un dompteur aime sa tigresse favorite, comme un soldat en débandade, comme une retraite de Russie, comme un Waterloo morne plaine fumant du sang de ses vaincus.
Je les adore comme eux m'ont adorée à l'état de glace à la fraise, rien de plus que de la glace et de la fraise.
Avec la seule différence que moi, je les occis avant car je suis charitable et j'estime que ça fait tout de meme moins mal d'etre traité comme une serpillière étant mort plutot qu'en étant vivant ; et je les cuisine en ajoutant beaucoup d'épices sinon c'est dégueulasse. Et je me lèche les babines en prenant sopin decrachotter les petits os.
Et je me les écoute, quand j'ai les méninges fatiguées, dans la pénombre, comme ces bons vieux disques de symphonies inachevées.
Les yeux clos, l'ame comblée, le coeur tout jouissif pour le travail bien fait: et le devoir accompli.
Meccus Christis Requiem.