Un jour, au mois de juillet dernier, attirée par un bruit étrange, je me suis hasardée au seuil d'une maison...
Elle avait déjà plein de pièces, on y parlait très fort, et l'on se chamaillait à la porte !
Je me suis dit : oh ! ... On a le droit de faire ça, sur le Net ? D'écrire de vive voix, de se passionner pour des "riens", avant que de le faire pour des "tout" ? Sur un blog alors tout blanc, sans bannière, il y avait des mots à n'en plus finir, des phrases qui se laissaient aller à de grandes envolées comme ces moineaux que l'on voit passer à l'automne. Mais nous étions juillet, et c'étaient les vacances !
J'ai lu... peu à peu... J'ai rencontré Bloggy, une marraine, et tant de personnages que chaque jour je revenais, pour lire, pour écouter.
Ce n'étaient pas des berceuses que j'entendais ! Bloggy, lui s'endormait sur des opéras de Wagner !
... il se nourrissait de lectures qui n'avaient rien d'insouciant...
Oedipe, le Cantique des Cantiques, l'Apocalypse, la Fontaine... et même la Divine Comédie !
Sa première dent, il l'eut contre la bêtise ! Il apprit à parler en commençant par les gros mots, les méchants, les laids, les pas beaux, ceux qui griffent, ceux qui font mal et ceux qui interpellent !
P... de B... de B... de M... !!!! Il lui fallait bien ça pour se faire entendre dans les rues vides du Net, de ces rues qui lorsque tu publies, de bon matin, sont si vides parfois !
Bloggy jouait les empêcheurs de se morfondre, les empêcheurs de se regarder le nombril !
Ses amis ne se poussaient pas trop au portillon, mais les amis qui peuvent se compter, c'est plus simple, Bloggy apprenait à les connaître... il y avait même Don Quichotte-Arlequin-Azerty... Quelqu'un que j'aime bien ! Des marraines qui se succédaient, une recherche d'un parrain... Il a mis longtemps à le trouver son petit parrain, mais maintenant qu'il l'a, il ne le lâche plus. Quand il le voit, Bloggy frétille d'aise comme un petit poisson dans l'eau...
Et puis, je me suis rendu compte que derrière tout ce bruit, il y avait bien plus... Les points qui s'échappaient parfois, se faisaient silence et restaient en suspens !
Ce n'était pas une mégère qui vivait là, dans cette maison aux fenêtres ouvertes ! Elle ne voulait pas être apprivoisée, elle mordait, comme Sale Cabot, comme la Vipère italienne... mais seulement quand on la prenait pour une conne ! Normal, j'aurais fait pareil...
Mais, alors que je préférais souvent ne pas aller sur les terres de ceux qui me troublaient, elle, elle montait à l'assaut, comme le fier chevalier de mes contes !
Alors, tu vois, ce matin, lorsque j'ai lu ta page, j'ai pensé à une chanson... tu sais ?
Ce n'est pas une mègère, ni même l'une de ces manouches que l'on peut éviter de regarder ou de sentir... non... Elle secoue, elle crie, elle frappe parfois, mais...
(site web) le: 11/03/2008 10:19:54
(site web) le: 11/03/2008 11:31:36
(site web) le: 11/03/2008 11:37:18
(site web) le: 11/03/2008 14:41:10
je suis d'accord au moins sur un point...déconcertantes les rues du net parfois...j'ai déjà rencontré des choses bizarres...j'en ai vécu....et j'en vis encore...Le pave dans la mare , les pieds dans le plat , le poil a gratter ...
Une personnalite bien affirmee , un langage cru , mais vrai , certainement volontairement derangeant , ne passant pas inapercu et ne le souhaitant pas .
Toutes les verites bonnes a dire .
La provoc comme outil de prise de conscience .
De l audace , du courage .
Pas de blame , mais du respect , de l admiration , et aussi de la curiosite !
Eh ! La manouche ! Tu vends aussi les paniers et les lignes de la mains ?
et un jour je te raconterai quel effet ça fait de passer dans les petits villages de france et de regarder les gens du haut du traffic, avec les mômes qui tirent la langue aux gens sur le bord de la route.
Je préfère voir en toi une tziganne, c'est plus noble que les manouche. Il y a aussi une hiérarchie chez les gens du voyage ;)
Bisous fouilleuse de poubelle !
Ce que tu dis Ruegy est tellement vrai . La socièté urbaine leur fait une vie d'enfer...j'en vois contraints de déménager tout le temps...J'ai l'impression que nous regardons la Liberté de ces gens comme une maladie dont il faut absolument se protéger ...Villes aseptisées !!! pas de lieux pour eux !...ça m'attriste . Par contre , je serais bien incapable de supporter leur façon de vivre , cette promiscuité me rendrait sauvage et malade pour de bon . Dans ma tête je suis gitane...pas dans ma façon de vivre...suis-je une hypocrite ?..Non , c'est vraiement un autre monde duquel je ne suis pas issue , sans plus .
(site web) le: 12/03/2008 00:25:47
Ici, le matin très tot et le soir, vers la tombée de la nuit, ils s'en racontent !!!!!
D'abord, ils se font la cour, ça, c'est sur !!!
Et puis ils parlent des humains qu'ils voient passer dans la rue....moi y compris !!!!
Et je suis certaine d'avoir traduit ....qu'ils n'approuvent pas !!!!