Vendredi 22 février 2008
Je ne sais plus quand......je ne sais plus où......je voulais vous parler.....
.......et puis, elle s'est pointée là, sur un trottoir de page, trottelinant, zig zagant, cette chienne perdue qui ne me lachait plus.....
Comme une chance ou un hasard, on s'était trouvées nez à nez.....on ne sait pas pourquoi..
Elle venait certainement d'ailleurs, ne ressemblait à personne de connu...
Au moindre geste, elle aurait détalé..
J'ai attendu.
Et je l'ai laissée faire.... fureter.... traverser et changer de trottoir.... choisir des lignes......puis revenir..... puis s'approcher...... s'éloigner.....disparaitre ! .......me laissant décontenançée, déçue, vidée, blessée...
......et puis réapparaitre !!......faisant semblant de m'ignorer......passer tout près de moi puis aller faire un tour dans le bas de la page...
Elle n'aurait pu me parler que de ses voyages, la vagabonde, n'ayant pas de maison,pas de racines, pas de porte, pas d'emploi...
.....que de rideaux de pluie aux matins d'un abri et de belles étoiles, de places aveuglantes, de routes d'émeraude, de ruisseaux de rubis et de cet arc en ciel qui lui promet des choses et vers lequel elle va.... toujours plus loin...sans arriver jamais....
....et de mers entrevues, de plages cotoyées, d'amours rencontrés lorsqu'on n'y croyait plus, pour un bout de chemin....et puis perdus, happés par les labyrinthes des villes, qu'on a cherchés partout, mais jamais retrouvés...
Cela dura longtemps.........moi, je ne bougeais plus...
Je lui plaisais.....c'est évident....
Mais elle n'était d'accord que pour un bout de page..
Elle ne voulait pas de maitre, elle serait revenue...
En vérité, les chiens perdus sont muets
Elle ne m'a pas parlé
Elle m'a simplement laissé deviner ,
Dans ses yeux, ce qui était écrit....
La poésie
.......et puis, elle s'est pointée là, sur un trottoir de page, trottelinant, zig zagant, cette chienne perdue qui ne me lachait plus.....
Comme une chance ou un hasard, on s'était trouvées nez à nez.....on ne sait pas pourquoi..
Elle venait certainement d'ailleurs, ne ressemblait à personne de connu...
Au moindre geste, elle aurait détalé..
J'ai attendu.
Et je l'ai laissée faire.... fureter.... traverser et changer de trottoir.... choisir des lignes......puis revenir..... puis s'approcher...... s'éloigner.....disparaitre ! .......me laissant décontenançée, déçue, vidée, blessée...
......et puis réapparaitre !!......faisant semblant de m'ignorer......passer tout près de moi puis aller faire un tour dans le bas de la page...
Elle n'aurait pu me parler que de ses voyages, la vagabonde, n'ayant pas de maison,pas de racines, pas de porte, pas d'emploi...
.....que de rideaux de pluie aux matins d'un abri et de belles étoiles, de places aveuglantes, de routes d'émeraude, de ruisseaux de rubis et de cet arc en ciel qui lui promet des choses et vers lequel elle va.... toujours plus loin...sans arriver jamais....
....et de mers entrevues, de plages cotoyées, d'amours rencontrés lorsqu'on n'y croyait plus, pour un bout de chemin....et puis perdus, happés par les labyrinthes des villes, qu'on a cherchés partout, mais jamais retrouvés...
Cela dura longtemps.........moi, je ne bougeais plus...
Je lui plaisais.....c'est évident....
Mais elle n'était d'accord que pour un bout de page..
Elle ne voulait pas de maitre, elle serait revenue...
En vérité, les chiens perdus sont muets
Elle ne m'a pas parlé
Elle m'a simplement laissé deviner ,
Dans ses yeux, ce qui était écrit....
La poésie