Mercredi 20 février 2008
Connaissez-vous ces jours où, le front à la vitre, vous sentez un froid noir pénétrer en vos veines et emplir votre corps tout comme une bouteille,
lentement, par niveaux, le gel vous bruler, monter, comme une mort ... lente, à l'assaut de vos ventres, à l'assaut de vos mains.....
Alors, sur la vitre, les ruisseaux de la pluie, les nuées de buée, s'ouvrent comme des Mers Rouges, les rigoles se tassent auprès de grands barrages et se tracent des failles au creux des océans...
Et là, près de mon oeil, l'infiniement petit, sur les rides de mers grandes comme des gouttes, me révèle des nageurs jetés sur une plage, des naufragés transis rescapés à l'orage, le corps abandonné au soleil d'iles heureuses, enfourchant des chevaux très blancs aux longues queues soyeuses claquant comme des voiles, galoppant en furies, sans selle, dans les vents, vers les chaos, vers les canyons, vers les volcans crachants, les forets de fougères de l'ère primordiale, les prairies infinies et les sables mouvants...
Là, et là seulement, se cambre le scandale en beaux corps dénudés ruisselants de plaisir, en ventres palpitants, en reins sculptés de leurs tendons luisants.
On entend des galops dans des gorges d'enfer, dévaler des versants et de longs escaliers s'engouffrant dans l'abime, sous des voutes de temples à ciel ouvert, d'églises écroulées, de minarets tous résonnants de chants...
Là, et là seulement, les corps libérés vivent avec leurs ames , dans des débauches de crinières claquant comme des étendards.
Sous ces ciels de Génèse, violets, zébrés de sang, tout mon etre se baigne aux torrents écumants; de son étalon fou, il dépasse le Temps, de sa force Divine, il brave les totems et se drogue et se saoule et danse sur des musiques très antiques, jusqu'à l'épuisement...
Connaissez-vous ces jours où comme une main froide se pose doucement sur votre épaule nue et où l'on ne sait plus s'il pleut ou si l'on pleure....où, à travers ces eaux irrisées de couleurs, des fables et des etres, tournent, se happent, se melent et....partent, au galop....
Alors, sur la vitre, les ruisseaux de la pluie, les nuées de buée, s'ouvrent comme des Mers Rouges, les rigoles se tassent auprès de grands barrages et se tracent des failles au creux des océans...
Et là, près de mon oeil, l'infiniement petit, sur les rides de mers grandes comme des gouttes, me révèle des nageurs jetés sur une plage, des naufragés transis rescapés à l'orage, le corps abandonné au soleil d'iles heureuses, enfourchant des chevaux très blancs aux longues queues soyeuses claquant comme des voiles, galoppant en furies, sans selle, dans les vents, vers les chaos, vers les canyons, vers les volcans crachants, les forets de fougères de l'ère primordiale, les prairies infinies et les sables mouvants...
Là, et là seulement, se cambre le scandale en beaux corps dénudés ruisselants de plaisir, en ventres palpitants, en reins sculptés de leurs tendons luisants.
On entend des galops dans des gorges d'enfer, dévaler des versants et de longs escaliers s'engouffrant dans l'abime, sous des voutes de temples à ciel ouvert, d'églises écroulées, de minarets tous résonnants de chants...
Là, et là seulement, les corps libérés vivent avec leurs ames , dans des débauches de crinières claquant comme des étendards.
Sous ces ciels de Génèse, violets, zébrés de sang, tout mon etre se baigne aux torrents écumants; de son étalon fou, il dépasse le Temps, de sa force Divine, il brave les totems et se drogue et se saoule et danse sur des musiques très antiques, jusqu'à l'épuisement...
Connaissez-vous ces jours où comme une main froide se pose doucement sur votre épaule nue et où l'on ne sait plus s'il pleut ou si l'on pleure....où, à travers ces eaux irrisées de couleurs, des fables et des etres, tournent, se happent, se melent et....partent, au galop....