Lundi 18 février 2008
Ce matin tot, en cliquant Start,
J'ai entendu Bloggy ne pas pleurer,
Ne pas hurler et ne pas rire...
J'ai entendu mon chien, très vieux,
Perdre ses oreilles et ses yeux
Et chercher ma présence,
Au flair, dans une non-vie transitoire
J'ai entendu un vent très froid
Violer honteusement ce magnifique ciel bleu
J'ai entendu la vie attendre
Au creux de cette non-saison
On ne sait quoi
J'ai entendu le Net chercher,
Creuser, fouiller, comme un pirate,
Sans trouver le trésor
Et El Greco me regarder
D'un oeil févreux, intense,
Depuis les incalculables distances
Du pays de la mort
Et j'ai entendu des absences
J'ai entendu souffrir
Et se tourner des pages
Et un grand cygne s'envoler
En emportant le lac entier dans ses pattes
Et un violon capturer
Des mots, le présent, le passé,
Tout embarquer
Sur un grand bateau ivre
J'ai entendu une enfant
Avoir peur
Et des photos déjà se ternir
J'ai entendu Ruru hurler
Sa soif de dire
Et mon pire ennemi, l'Ennui revenir
J'ai entendu Bloggy dormir
J'ai entendu Bloggy ne pas pleurer,
Ne pas hurler et ne pas rire...
J'ai entendu mon chien, très vieux,
Perdre ses oreilles et ses yeux
Et chercher ma présence,
Au flair, dans une non-vie transitoire
J'ai entendu un vent très froid
Violer honteusement ce magnifique ciel bleu
J'ai entendu la vie attendre
Au creux de cette non-saison
On ne sait quoi
J'ai entendu le Net chercher,
Creuser, fouiller, comme un pirate,
Sans trouver le trésor
Et El Greco me regarder
D'un oeil févreux, intense,
Depuis les incalculables distances
Du pays de la mort
Et j'ai entendu des absences
J'ai entendu souffrir
Et se tourner des pages
Et un grand cygne s'envoler
En emportant le lac entier dans ses pattes
Et un violon capturer
Des mots, le présent, le passé,
Tout embarquer
Sur un grand bateau ivre
J'ai entendu une enfant
Avoir peur
Et des photos déjà se ternir
J'ai entendu Ruru hurler
Sa soif de dire
Et mon pire ennemi, l'Ennui revenir
J'ai entendu Bloggy dormir