Mais pas une molaire. Ni meme une incisive:
Une dent! Une vraie!
Contre la Betise.
Cet uniforme très à la mode que la majorité des gens copiasse sur ces revues que l'on lit au bureau.La Betise, cette peau collante qui laisse voir tous vos défauts, vos bourrelets, votre bedaine,nantie de tous les accessoires incontournables si l'on veut vraiment etre "in" : l'ignorance bornée qui lui sert de très très mauvais soutien-gorge, la méchanceté gratuite que l'on doit impérativement porter en bandoulière, la vulgarité obligatoire qu'il faut impérativement chausser quand on patauge dans cettte merde.
Il a une dent, Bloggy, et c'est moi qui m'en charge.
Qu'on me pardonne, mais, ce mouflet, je me suis promis de ne pas le rater.
J'ai fait trop d'erreurs, dans ma vie; meme avec mes chiens. Trop tard, seulement, j'ai appris qu'un chihuahua ne m'aurait jamais comprise, qu'il n'aurait jamais pu faire l'humain et que c'était à moi d'apprendre, non à faire le chien mais à faire le loup.
Et, à propos de modes, c'est en regardant , mais vraiment très très vite,les fameusse séries américaines sur les Urgences,que l'idée m'est venue : tout comme on lit de bons livres ou l'on passe de bons disques aux personnes dans le coma qui, parait-il, entendent, pendant que Bloggy dort de son sommeil de prématuré,je lui chante une mignonne berceuse de ma composition.
Brève, concise, de peu de mots bien choisis, toujours sur le meme ton un peu rangaine, comme les messages que l'on fait passer à son chien quand il est tout petit (pipi dehors, donnes papatte..), en insistant, bien entendu, sur le mot NON.
Ca fait à peu près comme ça :..................................Quand tu verras ces cons
NON . Baisse les yeux
NON. Ne réponds pas. Chante
NON. N'aies surtout pas pitié. Pinces-toi et fort
NON. Meme si tu es seul. Fuis
Je l'ai meme fait inciser sur disque, pour qu'il l'écoute meme quand je suis absente, sur fond de musique angélique avec petits coups de triangle cristallins.
C'est son joujou, à Bloggy, son carillon mignon, comme ceux que l'on pend au-dessus des berceaux pour donner aux bébés une vision du monde adéquate.
C'est vrai ! Le jour de mes quarante ans! J'étais assise dans un pré vert piqué de fleurs, sous une pluie de pétales de roses embaumeurs, entourée d'abeilles Maya jouflues, de libellules bleues, de pigeons à bonnes joues, à grands yeux, à grands cils, de lapins roses, de bambis....
Pas vous?