Lesquels ?
Evidemment, avec des listes d'attente pareilles, qui dépassent de loin celles pour les HLM, je me dois de préciser:
Les tarés qui ont inventé le blog!
Et pourquoi donc, me direz-vous.
Parceque, jusqu'à présent, un bon nombre d'éditeurs, pour ne pas dire tous, s'étaient bien foutus de ma gueule. La distribution aussi et les libraires, n'en parlons pas.
Mais il ne m'était jamais arrivé, jusqu'à ce jour, de rendre publiques mes écrits en commençant par la fin!
Il est vrai que j'adore l'écriture arabe, je la trouve esthétiquement bandante.
Mais de là à imiter Daninos ( les carnets du Bon Dieu ) où le mouflet naissait déjà vieillard, fripé et édenté, et mourait nouveau-né, fripé et édenté aussi, d'abord je ne suis pas une copieuse et, ensuite, ça ne m'a plu qu'à moitié.
Quiconque arrive sur mon blog, pour la première fois, par hasard, a l'impression d'ouvrir un livre où il manque les 129 premières pages.
C'est comme lorsque la télécommande de votre télé tombe en panne d'essence au beau milieu des "Feux de l'amour", vous avez l'impression de débarquer dans le pays d'Alice, ( je vous le recommande, celui-là, aussi, en version originale et en anglais de l'époque, avec son indigestion de pudding, obligé à tourner autour du pot dix fois pour chier droit !) à coté d'un lapin à horloge, au milieu des reines des tarots qui prennent le thé de cinq heures.
Il en est de meme pour les autres blogs, du moins les bons, ceux qui ont de la suite dans les idées et le sens de la cohésion. Vous allez chez eux. Clic. Et vous les trouvez tous la tete en bas. Et, évidemment, pour les voir dans le bon sens, crampes, torticolis, lumbago, sciatique. Et, vu que ce fauteuil n'est vraiment pas très confortable, vous allez vous détendre chez Machin, à coté, celui qui raconte des blagues à quat'sous mais au moins a l'air d'obéir aux plus élémentaires lois sur la gravitation universelle.
Dans mon blog, tout commence par un bébé blog abandonné sur le pas de ma porte, exactement le 5 Février. Plein de gens m'ont aidée dans cette situation si délicate. Et n'importe qui a le droit de se demander comment, le 15 Mars, on en est à disserter sur la Divine Comédie alors que le héros est absent et que l'on peut supposer qu'il a déjà l'age d'etre parti en vacances de neige.
Dans le domaine de "rendre public", on m'avait joué tous les tours pendables, mais ça, c'est vraiment un truc de tarés!
En tous cas, à prim'abord, ça n'a l'air de déranger personne !